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prise de position en défense de la zone agricole des Adrechs à Auriol

Pour la sauvegarde de toutes les terres agricoles d'Auriol !

 

Suite à une urbanisation extensive et souvent mal planifiée, les terres agricoles se raréfient sur la commune d’Auriol.

La Municipalité a décidé au Conseil Municipal de décembre dernier, en ouvrant une nouvelle procédure de révision du PLU, de sacrifier 7 hectares de terres agricoles dans le secteur des Adrechs en souhaitant les reclasser en zone à urbaniser.

 

Ces 7 hectares sont pourtant sanctuarisés depuis décembre 2013 par le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale).

Pour sa part, la Charte du PNR de la Sainte-Baume défend le maintien et la préservation des terres agricoles de manière explicite (mesures 16 et 18). 

 

Des citoyens Auriolais et des associations locales ont constitué le Collectif 3 A (Auriol Adrechs Agriculture) afin d'agir pour maintenir ces terres cultivables pour les générations actuelles et futures et dire NON à ce nouveau projet d’artificialisation de zones agricoles.

 

Le Conseil de Parc soutient leur demande auprès de Madame le Maire d'annuler la procédure de déclassification de la zone des Adrechs.
La Municipalité d'Auriol se doit de conserver la même position que celle qu'elle avait exprimée publiquement fin 2011: « La commune a fait le choix de suivre la décision de la Chambre d'Agriculture et de la Communauté d'Agglomération afin que son PLU respecte les règles impératives de compatibilité avec le SCOT».

Nous jugeons cohérente l’intégration des 7 ha des Adrechs dans la  future « Zone Agricole Protégée » envisagée par la Mairie, afin de développer des activités agricoles biologiques ou raisonnées favorisant l'emploi local et les circuits courts tout en préservant notre environnement.

 

Pour l'heure, nous jugeons utile de relayer la pétition du Collectif 3 A.

Elle est déjà soutenue par près de 2000 personnes.

Le lien à partager:  http://chn.ge/2ELhCMu
On peut signer directement depuis la page de la pétition: https://www.change.org/p/mme-le-maire-d-auriol-sauvegardons-les-terres-agricoles-d-auriol?

 

Le Conseil de Parc du PNR de la Sainte-Baume
3/3/2018

 


Un certain nombre de menaces pèse sur notre territoire

Mars 2016

 

A l'origine, le choix d'aller vers un PNR Sainte-Baume était que ce projet de territoire correspondait le mieux à la préservation d'un espace naturel remarquable dans le contexte d'une pression urbaine de plus en plus importante dans un milieu déjà fortement anthropisé.

 

Dans un premier temps, l'habitat pavillonnaire a colonisé l'espace avec une politique d'urbanisme qui a répondu à une demande sans trop se poser de questions.

 

Cette densification et ce mitage ont eu pour conséquence de ronger progressivement les terres agricoles et, par voie de conséquence, de faire disparaitre les agriculteurs. Des problèmes de transmissions et surtout le prix du sol (potentiellement constructible) ont enlevé l'outil de travail à une profession. Dans certaines communes, l'agriculture est résiduelle.

 

Le rouleau compresseur étant en marche, les espaces naturels ont fait l'objet de toutes les convoitises. On peut observer maintenant que les communes se rejoignent par leurs constructions sur les flancs de colline.

Le cœur du massif est maintenant impacté par les centrales photovoltaïques, nouvelle manne financière pour les communes, en difficultés, du fait de l'accroissement de la population et des besoins qui en découlent : écoles, stations d'épurations, routes, frais de fonctionnements, etc.

 

Pour s'occuper du reste, voila les centrales à biomasse, dernière invention de la transition énergétique. Les Alpes Maritimes ont besoin d'électricité pour faire fonctionner leurs climatiseurs et ascendeurs, pas de problèmes, nos forêts sont là.

 

Sachant que nous sommes dans le rayon d'action de 3 centrales, qui ont des besoins énormes, on ne peut que s'inquiéter sur le devenir de nos forêts.

 

Heureusement voila l'avant-projet de Charte, une petite bouffée d'oxygène dans ce monde de brutes, espérons qu'elle contribuera à faire prendre conscience, et surtout qu'elle se transforme dans les faits en un projet qui finisse par concilier la protection de notre environnement et l'activité humaine.

 

L'homme ne doit pas être au cœur du parc, il doit laisser un peu de place à la nature sauvage, car cette nature est en nous et concourt à notre équilibre.

 

Pierre VENEL, responsable de la commission "Agriculture"